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Dorothy (Dolly) Brooks

Dorothy a 9 ans lorsqu’elle embarque à bord de l’Empress of Ireland. Ses parents, Frank Percy Brooks et Henrietta (Hetty) Westwood, ont émigré au Canada en 1905, juste après la naissance de Dolly. Ils vivent à Toronto, où Frank exerce le métier de menuisier.

M. Brooks est aussi l’un des membres de la fanfare de l’Armée du Salut canadienne. M. et Mme Brooks profitent de l’occasion des concerts de la fanfare en Angleterre pour aller visiter des membres de leur famille et leur présenter leur petite Dolly.

Durant le voyage à bord de l’Empress of Ireland, les membres de la fanfare étaient logés en deuxième classe. Frank Brooks partageait une cabine avec son collègue George Felstead. Henrietta et Dolly, quant à elles, étaient en troisième classe, tout comme la femme et les deux enfants de M. Felstead.

Lors de la collision avec le Storstad, M. Brooks ne savait pas où sa femme et sa fille se trouvaient. La gîte du bateau rendant les recherches difficiles, il a été contraint de sauter par-dessus bord sans avoir pu les aider. Henrietta, quant à elle, a tenu la main de sa fille jusqu’au moment où elles se sont retrouvées à l’eau. Un peu plus tard, Mme Brooks fut sauvée et rejoignit Frank à Rimouski… sans Dolly.


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Sir Henry Seton-Karr

Originaire d’Écosse, Sir Henry Seton-Karr est avocat de formation. Il est aussi membre du Parlement britannique. C’est un amateur de plein-air : chasse au grand gibier, alpinisme, golf et pêche au saumon. L’écriture, également, occupe beaucoup de son temps. En mai 1914, Sir Henry embarque sur l’Empress of Ireland en 1re classe. Il retourne en Europe après un voyage de chasse en Co­lombie-Britannique. La chasse a été bonne, car il a tué un orignal de taille moyenne. Le panache de la bête est transporté dans la cale de l’Empress of Ireland, au départ de Québec. Sir Henry Seton Karr, alors âgé de 61 ans, ne survivra pas au naufrage. Il repose au cimetière Mount Hermon de Sillery, à Québec.

Une section de panache a été récupérée dans l’épave, à la fin des années 1980, par un plongeur ontarien, John Reekie. Il s’agit proba­blement du trophée de chasse de Sir Henry, puisqu'en 1914, il n'était pas coutume d’accrocher des panaches d’orignaux au mur.

 

 

 

 

 

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Grace Hanagan

missing imageDans le train qui la ramène à Québec, le 30 mai, elle raconte ce qu’elle a vécu : « Papa et moi avons vu un éclat lumineux à travers le hublot et nous avons senti le navire trembler. Papa a dit “Le navire est en train de couler” et nous avons couru avec maman tel que nous étions. Nous avons monté les escaliers et avec papa nous nous sommes rendus à la rambarde. Alors, nous avons été projetés à l’eau. J’ai perdu papa et maman et je ne les ai plus revus. J’ai calé profondément dans l’eau et lorsque j’ai refait surface, il y avait une pièce de bois tout près de moi. Je m’y suis accrochée et j’ai ensuite vu un homme dans une chaloupe et lui ai crié de me prendre à bord. Il m’a agrippée et m’a hissée dans la chaloupe. Il y avait aussi une femme qui s’accrochait avec moi à la pièce de bois, mais je ne l’ai jamais revue par après. »

Sur les 138 enfants qu’il y avait à bord, Grace Hanagan est parmi les quatre qui ont survécu au désastre. Décédée en 1995, elle était la dernière survivante de l’Empress of Ireland.

Pour lire le témoignage de Dennis Hanagan


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Henry Herbert Lyman

missing imageLe millionnaire montréalais Henry Lyman possède, avec son père, la plus grande compagnie pharmaceutique au Canada. Impliqué dans nombre d’organismes, il est entre autres membre de la Société royale de géographie (Royal Geographical Society), gouverneur de l’Hôpital général de Montréal et directeur du Service de presse britannique (British and Colonial Press service).

Il a, pendant plusieurs années, pris soin de sa mère malade, renonçant ainsi au mariage. Après le décès de Mme Lyman, il épouse, à 57 ans, la fille du révérend Kirby, de New York. Ce n’est que deux ans après son mariage que l’emploi du temps d’Henry Lyman lui permet de quitter l’Amérique pour l’Europe, le 28 mai 1914. Souffrant d’un grave problème d’ouïe, il ne se départit que très rarement de son cornet acoustique et sa jeune épouse l’assiste à tout moment. Ce départ devait être le début d’un voyage d’amoureux pour le couple Lyman.

Ils périront tous les deux lors du naufrage.


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Le couple Mabel Hackney et Laurence Irving

missing image>Mabel Hackney et Laurence Irving sont, sans aucun doute, les passagers les plus célèbres de l’Empress of Ireland. À l’époque, M. Irving est un homme de théâtre dont la réputation n’est plus à faire. Mabel Hackney est sa partenaire, tant sur les planches que dans la vie. La troupe de Laurence Irving est en tournée canadienne et la dernière représentation à lieu au théâtre Walker de Winnipeg, le 23 mai. Le délai est trop court pour que la troupe ne boucle ses valises à temps pour le départ de Québec, le 28 mai. Seuls Mme Hackney, M. Irving, accompagés de Mr Harold Neville South et Mrs Elsie Roberts South, tous pressés de rentrer en Angleterre, réussissent à prendre place sur l’Empress of Ireland. Les autres membres de la troupe embarqueront sur le Teutonic, un navire de la White Star Line.

Le couple Hackney-Irving ne survivra pas au naufrage.


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 missing image Membres d’équipage missing image



Capitaine Henry George Kendall

missing imageHenry George Kendall est né en Angleterre en 1874. À l’âge de 15 ans, il s’engage comme marin sur un paquebot. Au début des années 1900, il est 4e officier sur un paquebot de la compagnie Beaver Line. Lorsque celle-ci est achetée en 1903 par le Canadien Pacifique, on retient les services du capitaine Kendall. De 1908 à 1914, il est capitaine sur divers paquebots de moindre importance. Le 1er mai 1914, à Halifax, à l’âge de 40 ans, il prend le commandement de l’Empress of Ireland. Le 28 mai, il s’agit de son premier départ de Québec comme commandant du paquebot.

Il survit à la tragédie, mais en restera profondément marqué. Après l’enquête à Québec, il retourne en Angleterre et rejoint la Marine Royale à titre de chef officier sur le Calgarian. Ce dernier est torpillé en 1918, mais Kendall survit. Après la Première Guerre mondiale, il occupera la fonction de surintendant maritime du Canadien Pacifique, en Angleterre, jusqu’à sa retraite en 1939. Il est décédé à Londres en 1965, à l’âge de 91 ans.

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Voici une entrevue inédite (datant du début des années 60)
du Capitaine Henry George Kendall sur l'arrestation
du Dr Crippen.

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James Frederick Grant

James F. Grant est le nouveau médecin de l’Empress of Ireland. À 26 ans, il s'agit de son deuxième voyage à bord. Né à Victoria, en Colombie-Britannique, il avait obtenu son diplôme à l’Université McGill de Montréal, en 1913 et avait fait son internat à l’Hôpital général de Montréal.

Le médecin était logé dans la cabine no 300, spécialement aménagée en dispensaire. Pour les soins plus élaborés, il travaillait dans un petit hôpital aménagé au pont abri, à l’arrière du paquebot.

Le docteur Grant survivra de justesse au naufrage. Repêché par le Storstad après la collision, il se met immédiatement à l’œuvre pour soigner les blessés; il panse les plaies, immobilise les fractures, traite les cas de brûlures et recouvre les morts. Il prendra en charge le transfert des corps et des blessés à bord du Lady Evelyn. Arrivé à Rimouski, il continuera à prodiguer des soins aux survivants en se rendant à leur chevet dans les maisons privées. Il sera considéré par plusieurs comme un héros, parmi les rescapés de la tragédie.
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Roger Williams, 2e officier

missing imageM. Williams est né le 9 mai 1884 à Maryport, Cumberland, en Angleterre. Son père meurt en mer alors qu’il était capitaine du vapeur S.S. Maling. Comme beaucoup d’autres jeunes, il suit les traces de son père : à l’âge de 15 ans, il est apprenti navigateur sur un voilier. En obtenant son certificat de 2e officier, il oriente sa carrière vers les navires à vapeur et obtient un poste d’officier sur un pétrolier anglo-américain. Roger Williams obtient son certificat de capitaine et en 1912, il entre au service de la compagnie Canadien Pacifique comme 5e officier. Il est promu 2e officier lors du 191e voyage de l’Empress of Ireland.

Lors du naufrage du paquebot, il s’affaire à la mise à l’eau des chaloupes de sauvetage jusqu’à ce qu’il soit projeté à l’eau, à proximité de la cheminée avant. Lorsque cette énorme structure se remplit d’eau, il est aspiré par la succion de l’eau qui s’engouffrait dans la cheminée. Son corps a été retrouvé et il est enterré au mémorial du Canadien Pacifique, sur la rue du Fleuve, à Pointe-au-Père.


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William Clark

missing imageWilliam Clark, de Liverpool en Angleterre, travaille dans la salle des machines comme chauffeur. Il connaît bien les navires car il effectuait le même travail sur le tristement célèbre Titanic, deux ans plus tôt. M. Clark a survécu aux deux naufrages et il le rappelle dans ces mots : « J’étais chauffeur sur les deux navires. Le fait d’avoir été en poste au moment des deux accidents a été ma chance. Le désastre du Titanic a été le pire des deux. Je veux dire que ça a été de loin le plus terrible. L’attente était épouvantable. Il n’y a pas eu d’attente avec l’Empress of Ireland. Vous aviez à savoir ce que vous deviez faire et le faire. Le Titanic a sombré comme un bébé qui s’endort. l’Empress of Ireland a roulé comme un cochon dans la boue. »


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